Régime sans gluten : strict oui ou non ?

Régime sans gluten : strict oui ou non ?

Article sans gluten

Un régime à vie, c’est contraignant. Et si de temps en temps on passait outre, que pourrait-il arriver ? La réponse du corps médical et des principaux intéressés.

« Il faut toujours suivre le régime »…selon le corps médical

Une fois le diagnostic établi, pour permettre de rétablir l'ensemble des fonctions altérées, le suivi diététique doit être très rigoureux et doit durer au moins 1 an. Ensuite, c’est le régime sans gluten à vie.

Le régime est certes contraignant mais très motivant car il est rapidement efficace. Les troubles (diarrhées, maux de ventre..) qui perturbaient la vie quotidienne disparaissent rapidement. « Le bénéfice est rapide et sans ambiguïté sur l'efficacité du régime", explique le Professeur Cellier (Hôpital Européen G. Pompidou Paris).

Faire des écarts répétés ou ne pas suivre de régime sans gluten, c'est prendre le risque de développer des maladies auto-immunes, une ostéoporose précoce, des problèmes de foie ou de thyroïde voire même un cancer de l'intestin.

Chez l’enfant ?

L’enfant doit comprendre qu'un aliment qu'il trouvait « bon » (car il l’avait déjà goûté auparavant) ne l'est pas forcément pour son corps.

Un des symptômes fréquents de la maladie coeliaque est l’arrêt de la croissance. Si l’enfant grandit et rattrape ses petits copains, il se rendra compte que ses efforts ne sont pas vains et que cela vaut le coup de suivre correctement son régime.

Comment savoir si un coeliaque suit bien son régime ?

• Il est difficile de le savoir surtout s’il s’agit d’intolérance au gluten sans symptômes apparents.
• Certains adultes dont l'intolérance a été révélée tardivement ne suivent pas le régime qu’ils considèrent trop contraignant. Ils jugent les effets de l'intolérance plus acceptables que la rigueur du régime.

« Un écart de temps en temps » …selon le patient

Il y a «les stricts de chez stricts» et puis il y a les autres, ceux qui s’autorisent des écarts de temps en temps.

La raison de ces écarts est très variable :

• cherté des produits sans gluten
• invitations impromptues
• honte de parler de sa maladie
• repas « bonne conscience » : « Je ne prend pas de sauce au restaurant mais je fond pour une île flottante ! (Quand je la fait, je ne mets pas de farine donc je –veux- penser que le cuisinier fait de même !)
• accès de gourmandise : « Je mange une glace en été ou une pizza à emporter car les conséquences «visibles» sont bénignes par rapport à mon plaisir ».

Certaines pensent que la maladie coeliaque fonctionne comme les allergies, chacun ayant un "seuil de tolérance" en dessous duquel la prise d’un aliment défendu n'a aucune conséquence. Ce seuil peut être plus ou moins bas : 10g, 40g... ou au niveau de « traces » !

Souvent, pour commencer, ils évincent strictement, observent les améliorations (ballonnements oubliés, transit plus facile, prise ou perte de poids selon le cas) et une fois bien dans leur peau, ils essayent de réintroduire certains aliments pour savoir si cela va entraîner ou non des conséquences.

La plupart de ceux qui reprennent du gluten ont tout de suite des symptômes : ballonnements, gaz nauséabonds, selles molles, caractère irritable…

Pour certains, après avoir mangé 1 seul biscuit à la farine de blé, il leur faut plusieurs jours (7-10 jours) pour que tous les symptômes disparaissent.

Picto conclusion

En résumé

Suite au diagnostic, c’est vrai, il y a « un avant » et « un après ». Mais ce régime ne vous prive pas des plaisirs de la table, fait la part belle au fait-maison et vous permet de découvrir de nouveaux aliments. Autre avantage par rapport à d’autres maladies chroniques : pas de médicaments à prendre !

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